En dix ans, des élevages bovins moins nombreux, plus grands et davantage spécialisés|Agreste, la statistique agricole
Depuis 2015, le nombre de vaches en France (hors DROM) recule à un rythme moyen de 1,6 % par an, pour atteindre 6,4 millions de têtes en 2025, contre 7,5 millions dix ans plus tôt. Cette décapitalisation résulte de la forte baisse du nombre d’élevages bovins. Cette baisse est plus forte pour les élevages laitiers, et concerne l’ensemble du territoire, même si elle est atténuée dans les départements spécialisés du « croissant laitier ». L’évolution est plus hétérogène pour les élevages allaitants, avec des reculs modérés, voire des hausses localisées dans certains départements. Dans le même temps, la taille moyenne des troupeaux de vaches par élevage augmente, surtout dans les élevages laitiers, ce qui compense en partie l’effet des cessations d’activité sur les effectifs bovins. Près de la moitié des élevages bovins allaitants présents en 2015 ont disparu en 2025, mais cette baisse est en partie compensée par des créations et des reconversions, notamment d’élevages laitiers vers des systèmes allaitants. Par ailleurs, les systèmes de production évoluent. En élevage laitier, une spécialisation accrue s’observe, avec l’abandon progressif des activités d’engraissement au profit d’une production centrée sur le lait. En élevage allaitant, la recomposition est également marquée. Les élevages spécialisés « naisseurs » sont ceux qui résistent le mieux.